Technomontréal fait-elle un bon travail de rassemblement?

Qu’est-ce qui coince chez TechnoMontréal?

Dans tous les grands rendez-vous des nouvelles technologies dans le monde, les pays, provinces ou villes et leurs représentants s’affichent tous sous une seule bannière, unis et en force. Tous, sauf Montréal. Malgré sa création en 2007, TechnoMontréal semble avoir de la difficulté à rassembler tous ses joueurs que l’on voit souvent promouvoir leur expertise en solo dans tous les SXSW de ce monde.

Ce type d’organisation permet généralement de fédérer et d’augmenter la croissance et le rayonnement d’un pays, d’une ville dans une industrie spécifique. C’est la mission de TechnoMontréal, un organisme à but non lucratif, soit « de contribuer significativement à la vitalité économique et sociale de la région de Montréal en réunissant les intervenants des secteurs privé, institutionnel et public des technologies autour d’objectifs communs et d’actions concertées. »

Son homologue français, la French Tech est le label attribué aux écosystèmes de startups, mais est aussi une marque commune forte utilisable par les entreprises innovantes françaises. Les entreprises françaises s’affichent fièrement sous cette bannière commune lors des événements internationaux d’échanges entre ces entrepreneur.e.s de la nouvelle économie.

Comment se fait-il alors qu’à l’instar des Silicon Valley ou French Tech qui rassemblent facilement leurs startups, Montréal est souvent représentée de façon éparpillée dans les grands événements Tech internationaux ?

Crédit photo Franck V @unsplash

Dans un rapport de TechnoMontréal on apprend qu’« une start-up (…) peut survivre trois ans sans que personne ne comprenne ses produits et sans que cela nuise à la poursuite de ses activités ». En effet, le secteur des nouvelles technologies bénéficie d’avantages non négligeables dans l’octroi des subventions. Cette indépendance financière confère aux entreprises une indépendance certaine.

Cependant, en plus de l’augmentation des sources de revenus, on a constaté parallèlement la naissance d’une prolifération d’organismes incubateurs d’accompagnement des entreprises technologiques en démarrage, tels que InnoCité MTL, La Piscine, voire d’organismes à l’intérieur d’organismes, comme la Maison Notman qui a créé Osmo. Ça n’en finit plus…

Tous ces organismes (diluent? et) profitent des généreux financements gouvernementaux des ces dernières années qui se chiffrent en centaines de millions. Une entreprise en démarrage au milieu de cet écosystème doit se demander : Montréal Inc. si j’ai déjà démarré mon entreprise, Centech si j’ai une bonne idée et que j’ai besoin d’aide pour la propulser, PrompInnov si je veux m’associer à une université… Les options sont quasi infinies.

Les joueurs dans nos startups sont des créateurs, des inventeurs, des développeurs… pas des entrepreneurs. Il est compréhensible donc de se mettre à leur place et de ne plus savoir où donner de la tête! Qui choisir dans cette joyeuse pagaille?

On Jase là… n’est-ce pas la mission de TechnoMontréal de fédérer ce beau monde et de simplifier le parcours des startups dans le but de faire rayonner Montréal à l’international?

One thought on “Qu’est-ce qui coince chez TechnoMontréal?

  1. Bonnes réflexions. En même temps, avoir un seul grand organisme qui centralise tout peut comporter certains inconvénients. À suivre certainement…

    Merci de votre contribution, en espérant que vous poursuivrez votre blogue.

    PL

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