Écoles alternatives au Québec

Les écoles alternatives explosent au Québec

Le réseau des écoles publiques alternatives du Québec (REPAQ) a ouvert près de 3 écoles par an ces dernières années et continue de grandir. Cela représente aujourd’hui 45 établissements, 355 professeurs et 7200 élèves.

Parallèlement, en ce qui concerne les systèmes scolaires classiques, le Québec est la dernière province en matière de décrochage scolaire au Canada, selon l’Institut du Québec. Le taux reste inchangé depuis 10 ans malgré les investissements et les efforts.

Force est de constater que les écoles dites alternatives ont de meilleurs résultats, pourtant elles enseignent les mêmes matières. C’est donc l’approche qui diffère et elle attire des parents de plus en plus nombreux, motivés d’offrir à leurs enfants un meilleur environnement que celui malmené des écoles classiques.

Ces écoles dites alternatives doivent être et sont créées par les parents. Elles sont ensuite validées, ou pas, par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) qui vérifie scrupuleusement sa conformité. Les parents qui prennent ce type d’initiative sont souvent déçus du système classique et se tournent vers les nouvelles pédagogies. L’implication des parents dans l’organisation de l’école est obligatoire. Pierre Chenier, responsable des communications au RÉPAQ, explique que « L’implication des parents est un facteur de persévérance et de réussite chez les enfants ». En effet ça marche!

L'éducation des enfants doit s'adapter à notre nouvelle socitété
Crédit photo : Ben Mullins @unsplash

Ces nouvelles pédagogies, parlons-en, ont en fait plus de 100 ans! Elles sont basées sur la participation de l’enfant à sa propre éducation, au respect de ses centres d’intérêt et à la stimulation de l’exploration. Ces courants se nomment Montessori, Waldorf, Rudolf Steiner ou Freinet.

On compte des milliers d’écoles de ce type dans le monde, plus de 20 000 écoles Montessori par exemple, dont près de 80 au Canada. Les fondateurs de Google, d’Amazon ou de Wikipédia ont fréquenté ce type d’école.

Montessori m’a enseigné la joie de la découverte. Cela m’a montré que l’on pouvait s’intéresser à des théories complexes, comme Pythagore, en jouant avec des cubes. Il s’agit d’apprendre pour soi-même plutôt que de recevoir l’enseignement du professeur.

Will Wright, créateur de Sims et SimCity

Compte tenu de la réalité économique et sociétale actuelle, nous savons que les enfants scolarisés aujourd’hui étudient pour des emplois qui n’existeront pas lorsqu’ils quitteront l’université. Ne serait-il pas pertinent, sinon urgent, d’orienter l’éducation vers l’adaptation, le développement de l’imagination et la créativité?

La stagnation du Québec en bas du tableau devrait interpeller le MEES. Du moins, devrait-on réfléchir au rôle de l’éducation, à la place de l’enfant dans notre société et dans son économie future. Si la bonne réponse à l’examen était jusqu’à maintenant un objectif de référence, force est de constater que ça ne fonctionne plus puisque le décrochage et l’analphabétisme restent des fléaux au Québec.

La mission du MEES est d’offrir un système éducatif inclusif qui soutient la réussite des personnes tout au long de leur vie, un système fort de l’engagement de ses acteurs et de ses partenaires qui forme des citoyennes et des citoyens responsables, compétents et créatifs, préparés au monde numérique et engagés dans une société […]. 

On jase là… mais le MEES remplit-il sa mission?

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